Apprendre le français en Allemagne

Danica étudie le français à Wurtzbourg en Bavière. Alors qu'apprendre l'allemand en France s'avère être source de moquerie, le contraire est admiré. Celle qui apprend notre langue depuis plus de 10 ans nous raconte ce que c’est d’étudier le français en Allemagne.

Originaire d’une région du sud de la Bavière, c’est dans son petit village natal, Sonthofen, que la jeune Danica a commencé le français. Cette jolie petite brune n’avait alors

que 11 ans. Déjà à cette époque, les langues lui parlent plus que les autres matières. Inscrite en classe européenne, elle s’initie au français et à l’anglais dès sa première nnée de collège. Après quelques mois de cours, c’est pour le français que son cœur bat. « J’ai tout de suite adoré ça! », s’exclame-t-elle. Si quelqu’un lui demande pourquoi elle aime tant notre langue, elle répondra qu’elle a eu la chance d’avoir une enseignante sévère mais juste, qui lui a inculqué les bases et qui a partagé sa passion pour le français.

Le baccalauréat en poche, c’est donc tout naturellement que cette brune aux grands yeux noirs s’oriente vers l’enseignement du français. « Devenir professeur me paraissait être la meilleure solution », explique-t-elle. « J’ai pensé à l’interprétariat, mais de nos jours, il faut beaucoup de chance et de contact pour pouvoir en vivre ». La Bavaroise a choisi la sécurité et aimerait enseigner le français et l’allemand (en Allemagne, les professeurs de l’équivalent du collège et du lycée enseignent toujours deux matières). Elle avoue tout de même ne pas vraiment apprécier les méthodes d’enseignement du Français à l’Université. Danica s’attendait à progresser. « Je parlais beaucoup mieux à la sortie du lycée », se souvient-elle. « ça enlève un peu de plaisir, mais je ne regrette pas mon choix ! ».

Cette jeune femme de 22 ans s’étonne lorsqu’elle apprend qu’étudier l’allemand en France n’est pas toujours vu d’un très bon œil. Elle n’a jamais été victime de moquerie. En Allemagne, le français reste une langue noble. Mais alors, pourquoi est-ce que si peu de gens choisissent de l’étudier ? Selon elle, la difficulté de la langue en effraie plus d’un. « Aucun mot ne s’écrit comme il se prononce », précise Danica. « Pour un Allemand, c’est incompréhensible ! ». S’ajoute à cela une image efféminée du français qui dissuade de plus en plus les garçons. Pourtant, d’après une étude Eurostat, le français reste la deuxième langue la plus apprise, malgré la suprématie de l’anglais et l’émergence de l’espagnol. Mais Danica ne s’inquiète pas pour le français : « Il y aura toujours des filles qui veulent partir vivre à Paris pour l’apprendre ».

Promotion: 
2012-2013

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